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"Laureat Prix 1ère Communication 2014"


   

« Prix 1ère communication du CPNLF », le premier a été attribué a :

Dr Aïda Cancel
Centre Hospitalier Montperrin 109, avenue du Petit Barthélémy 13000 Aix-en-Provence

Négligence Infantile dans la Schizophrénie : impact sur la Morphologie Cérébrale et la Symptomatologie
 
Introduction : Associés à des réductions de matière grise similaires à celles retrouvées dans la schizophrénie, les traumatismes précoces sont actuellement perçus comme des facteurs de vulnérabilité à cette pathologie.

Méthode : L'objectif de notre étude était d’explorer les liens entre les traumatismes infantiles et la morphologie cérébrale chez vingt-six schizophrènes (SCZ), en comparaison à trente-et-un sujets contrôles (Ctrl), et de tester si ces anomalies morphologiques cérébrales étaient associées à certaines dimensions psychopathologiques. Pour cela, nous avons utilisé la voxel-based morphometry (VBM) pour analyser la densité de matière grise, le Childhood Trauma Questionnaire pour évaluer cinq types de traumatismes infantiles et les échelles SANS et SAPS pour mesurer lessymptomatologies positive, négative et la désorganisation. Résultats : Les schizophrènes ont subi plus de traumatismes dans leur enfance que les sujets contrôles. De plus, le volume total de matière grise est corrélé négativement à la négligence émotionnelle dans les deux groupes (SCZ : β=-0.47; p=0.007; Ctrl : β=-0.39; p=0.042), la corrélation étant plus forte chez les schizophrènes (z=2.09; p=0.037). L'analyse en VBM réalisée chez les schizophrènes a retrouvéune corrélation négative entre la matière grise du cortex préfrontal dorsolatéral (CPFDL) droit et la négligence émotionnelle (k=858 voxels; pFWE=0.007). Enfin, les modèles d'équations structurelles, basés sur le modèle stressvulnérabilité et utilisés pour intégrer la négligence émotionnelle, la matière grise et les évaluations cliniques des schizophrènes, mettent en évidence (pχÇ=0.66; GFI=0.99; CFI=1; SRMSR=0.0017) que la négligence émotionnelle prédit la densité de matière grise dans le CPFDL (β=-0.83; p<0.001), qui elle-même prédit le score de désorganisation (β=-0.54; p=0.002).

Conclusion : A la lumière de la littérature concernant la vulnérabilité à la schizophrénie, nos résultats suggèrent que différents types de traumatismes infantiles, comme les abus ou les négligences, ont un impact différent chez des sujets génétiquement vulnérables, via des altérations morphologiques cérébrales spécifiques.

« Prix 1ére communication du CPNLF», le second a été attribué a :

Dr Alexandra Macgrégor
Hôpital La Colombiere CHU Montpellier - 39, avenue Charles Flahault 34000 Montpellier

La conscience des troubles dans la schizophrénie : l’insight des patients est-il influencé par l’insight des parents ?
 
L’altération de la conscience des troubles (insight) affecte jusqu’à 80% des personnes souffrant de schizophrénie. Le défaut d’insight est associé à des facteurs psychologiques et à des facteurs cognitifs. Les facteurs parentaux pouvant influencer l’insight des patients ont été très peu explorés, mieux les connaître permettrait d’élaborer de nouvelles stratégies afin d’améliorer l’insight de nos patients. L’objectif principal de notre étude était d’étudier l’association entre l’insight de patients souffrant de schizophrénie et celui de leurs parents biologiques, l’objectif secondaire était d’identifier les facteurs cliniques et cognitifs influençant l’insight dans chaque groupe.

Méthode : Nous avons réalisé une étude transversale monocentrique sur 39 patients et leurs parents biologiques. L’insight était évalué avec l’échelle multidimensionnelle de la SUMD, les fonctions cognitives explorées étaient la mémoire de travail (épreuve de Updating) et les fonctions exécutives (WCST, Stop-Signal et BADS). La connaissance parentale au sujet de la schizophrénie était évaluée avec la KAST, et l’émotionnalité exprimée avec le PRS. Résultats : L’analyse appariée a mise en évidence une absence d’association entre l’insight des deux groupes avec un niveau d’insight significativement plus élevé chez les parents dans toutes les dimensions. Une meilleure connaissance parentale au sujet de la schizophrénie était associée à un meilleur insight dans les deux groupes. Chez les patients, de meilleures performances en mémoire de travail et chez les parents, de meilleures capacités de résolution de problème étaient associées à un meilleur insight. Un niveau plus faible d’émotionnalité exprimée était associé à un meilleur insight concordant dans le binôme patient-parent.

Conclusion : Plusieurs facteurs parentaux sont associés à l’insight des patients et doivent être pris en considération lorsqu’on aborde le sujet de la conscience des troubles avec nos patients souffrant de schizophrénie.

« Prix 1ére communication du CPNLF», le troisième a été attribué a :

Dr Jean-Victor Blanc
Service Psychiatrie Hôpital Saint Antoine, 184 rue Saint-Antoine 75012 Paris

Adhérence et Représentations des Antidépresseurs chez des patients hospitalisés pour Episode Dépressif Majeur
 

Introduction: La non-adhérence diminue largement l’efficacité des antidépresseurs, dont la représentation chez les patients évolue dans un contexte particulièrement défiant et médiatiquement tendu.

Objectif: L’objectif de cette étudeest de : 1) Evaluer l’adhérence aux antidépresseurs chez des patients hospitalisés pour Episode Dépressif Majeur 2) Explorer les représentations que les patients ont des antidépresseurs et de la dépression, ainsi que la perception de la stigmatisation lié à leur trouble mental 3) Analyser la relation entre les attitudes des patients face aux antidépresseurs et des paramètres sociodémographiques et cliniques.

Méthode: L’adhérence était évaluée chez 40 patients en utilisant la version courte du Drug Attitude Inventory (DAI-10), complétée par un questionnaire mesurant les connaissances, craintes, impact des média et stigmatisation liés aux antidépresseurs. Des entretiens d’investigation étaient ensuite menés à l’aide de celui-ci.

Résultats: L’âge moyen de l’échantillon est de 43 ans, dont 27% d’homme. Il s’agit d’un premier épisode pour 40% des patients. La médiane du DAI est de 3.5 (échelle de -10 à +10), et seul 70% des patients sont adhérents. Les hommes de l’échantillon ont une plus mauvaise représentation des antidépresseurs (-2 VS 4 ; U de Mann-Whitney = 90,50;p=0,0035). Les autres paramètres n’ont pas été retrouvés significativement associé au DAI.70% des patients expriment des peurs par rapport à l’antidépresseur prescrit. Les entretiens rapportent l’étendue de la stigmatisation dans leur entourage et à travers les média.

Discussion : Une intervention à de multiple niveau pourrait augmenter les connaissances des patients ainsi que de l’opinion publique. Une collaboration spécifique entre journalistes et psychiatres permettrait une meilleure connaissance et une diffusion plus représentative des enjeux de santé mentale dans les média.

Conclusion: L’adhérence aux antidépresseurs peut largementêtre améliorée, la stigmatisation restant une barrière aux traitements.
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