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"Lauréats Prix Poster 2014"

     

Prix du meilleur poster »,  le premier a été attribué a:

Dr Raphaël Curti
Hôpital Salvator, Marseille

Entretien avec un autiste : physiologie d’une conversation

La conversation est une forme d’interaction sociale. On peut définir le terme conversation comme un échange relationnel bidirectionnel, réciproque et alternativement synchrone entre au moins 2 individus. Nous recherchons l’origine des atypies des interactions sociales dans les troubles du spectre autistique.

Pour cela nous étudions la variation des biomarqueurs (conductance cutanée, fréquence cardiaque, direction du regard) lors d’une visioconférence. Nous observerons les mécanismes motivationnels et de stress mis en jeu selon que l’interlocuteur est un humain ou un avatar au cours de 12 brèves séquences de conversation. Certaines seront en live, d’autre non. Le protocole permet un enregistrement audio et vidéo des échanges. Ces données seront aussi traitées informatiquement (mouvement du visage, imitation des mimiques émotionnelles, champs lexicaux employés, prosodie et intonation). Les sujets sont donc évalués 2 par 2. L’avatar est un agent conversationnel automatisé humanoïde nommé GRETA. L’hypothèse principale est qu’il existe des bio-marqueurs de motivation dans les interactions sociales entre 2 sujets sains, que ces marqueurs ne sont pas retrouvés dans l’interaction entre autiste et humain mais qu’ils sont rétablis pour les interactions entre autiste et avatar.

La population est un groupe d’adolescent autiste atteint du syndrome d’Asperger (n=20) et un groupe contrôle (n=20). Le projet nous fournis l’opportunité de mieux comprendre la physiologie des comportements sociaux. Il pourrait ouvrir des perspectives de remédiation aux troubles des interactions sociales grâce aux agents artificiels.

Ce poster présente les résultats de l’évaluation de 6 sujets témoins.
     

Prix du meilleur poster »,  le second a été attribué a:

Dr Abdelkrim Khodja

Hôpital régional universitaire, Constantine (Algérie)

Comorbidité entre dépression et infarctus du myocarde : Quelle prise charge ?

La dépression et les maladies coronariennes entretiennent des relations étroites puisque elles sont des facteurs de risque l’une pour l’autre. La prévalence d’un épisode dépressif dans les suites d’un infarctus du myocarde est élevée, elle est estimée à 20% et elle est lourde de conséquences puisqu’elle est associée à une mortalité trois fois supérieure à celle des patients ayant présenté une coronaropathie sans épisode dépressif.

Les auteurs estiment que la prise en charge des patients ayant fait un infarctus associé à un état dépressif est une nécessité car la complication majeure est due à la non observance thérapeutique cardiologique dont la conséquence est létale.

Notre étude consiste en un suivi psychiatrique de malades hospitalisés et suivis en consultation de cardiologie pour un infarctus du myocarde et présentent une dépression, permet la prise en charge de cette comorbidité pour éviter une mauvaise observance dont l’enjeu à long terme pourrait être majeur pour la survie de ces patients.

Prix du meilleur poster »,  le troisième a été attribué a:

Dr Charles-Edouard Notredame
Service Psychiatrie Adulte, Hôpital Fontan, CHRU de Lille 6 rue du Pr Laguesse  59000 Lille

Sensibiliser les étudiants en journalisme à la psychiatrie et à la santé mentale : Présentation d’une initiative originale de lutte contre la stigmatisation
Malgré des efforts significatifs pour l’endiguer, la stigmatisation des personnes souffrant de troubles psychiques pèse toujours autant sur leur qualité de vie. Les medias constituent une des principales sources d’information concernant la maladie mentale. Les effets des messages qu’ils véhiculent ont un rôle majeur dans les représentations sociales. S’ils sont susceptibles de figurer parmi les contributeurs principaux à l’entretien de la stigmatisation, les journalistes peuvent également participer au mouvement inverse. Ils ont ainsi pu être la cible de plusieurs programmes d’éducation destinés à lutter contre la stigmatisation. Cependant, les effets de ces programmes sont nuancés et l’on observe une inflation récente d’articles stigmatisants.

Consciente de ces enjeux, la Fédération régionale de recherche en santé mentale (F2RSM) du Nord-Pas-de-Calais a initié un rapprochement innovant entre les mondes du journalisme et de la psychiatrie. La F2RSM, l’Ecole supérieure de journalisme de Lille et l’Association des internes et anciens internes en psychiatrie de Lille ont ainsi travaillé à un nouveau modèle pour soutenir l’amélioration du traitement médiatique des troubles psychiques.

L’objet de cette communication est de présenter le fruit de ce travail : une rencontre entre étudiants en journalisme et internes en psychiatrie qui s’est tenue en décembre 2013. À travers le partage de notre expérience, nous exposerons les modalités pratiques de cette rencontre et le bilan qui a pu en être tiré. Nous dirons en quoi l’initiative constitue un format prometteur pour soutenir la lutte contre la stigmatisation. Ses enjeux, ses limites et ses perspectives seront ainsi déployés.
     


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